Vers un meilleur remboursement des aides auditives : un enjeu de santé publique

La réforme «100% Santé» fait suite à la promesse électorale d’Emmanuel Macron visant à offrir à tous les Français un accès à des soins indispensables, tels que l’audioprothèse. Cette mesure a notamment pour ambition de faciliter l’accès aux aides auditives, d’améliorer la qualité de vie des malentendants et de diminuer les risques de dépendance que provoque le déficit auditif.

En effet, il est désormais prouvé scientifiquement qu’améliorer l’audition permet de diminuer notamment la dépression, les risques de chute, les troubles de la mémoire, et donc de repousser les risques de dépendance. Ainsi, la réglementation concernant la correction auditive, datant d’une bonne quarantaine d’années, a enfin subi un gros changement, applicable depuis le 1er janvier 2019.

Les bénéfices de s'appareiller tôt sont nombreux
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Le but est d’arriver graduellement à un appareillage de qualité sans rien débourser (pour les adhérents à une mutuelle). Une large concertation a eu lieu début 2018 entre toutes les parties concernées pour définir ce que représentait un appareillage de qualité : les caractéristiques minimums des appareils, la prestation de l’audioprothésiste, la valeur des produits et services pris en charge par la collectivité.

Ensuite, il a fallu déterminer comment partager les efforts économiques pour arriver à cet objectif, sans compromettre le progrès et l’innovation technologique, si importants dans notre secteur. Ce sont donc les assurances complémentaires et les professionnels de l’audition qui vont faire l’essentiel de l’effort économique pour honorer la promesse de proposer des aides auditives efficaces dans de bonnes conditions de prise en charge.

L’effet attendu est un allongement de la « durée de vie en bonne santé ».